La Cabane Vidéo au Foyer Chevaleret

Pour le 6e Festival de cinéma des Foyers, la Cabane Vidéo s’est installé au Foyer Chevaleret afin de recueillir les messages des festivaliers sur l’Afrique en mouvement.

La Cabane a été réalisé par Marie Férec, Mohamed Korera et Alessandra Mapelli

Une fenêtre ouverte sur les migrations africaines dans ALTERMONDES

 

Dans la revue ALTERMONDES de mai 2014 : http://www.altermondes.org/

Appel à Bénévoles pour le 6è Festival de Cinéma des Foyers

Bonjour bonjour et bonjour,

Vous suivez de près ou de loin les actions de l’association Attention Chantier, ou vous souhaitez les découvrir ? Vous vous intéressez aux foyers, à la culture africaine, au cinéma, aux projets collectifs et citoyens ? Vous avez du temps ? De l’energie ?

Rejoignez-nous ! Le très beau 6è Festival de cinéma des foyers débutera le dernier week-end de mai. Nous vous attendons cette année à partir du 29 mai pour une Mise en Bouche sur les Quais de la Bnf avec le film Nyamanton de Cheick Oumar Sissoko et le 30 mai l’ouverture du Festival toujours sur les Quais, avec le film The African Cypher de Brian Little. 

Vous êtes trop impatients, vous êtes en mouvement vous aussi ? Vous avez de l’énergie, de l’envie, du temps ? Vous pouvez déjà nous rejoindre en devenant Bénévoles !

Rendez-vous pour une réunion participative : vendredi 16 mai 2014 – 19h – Bar le 96 au 96 boulevard de Charonne. Paris 20è -
Métro Avron – Buzenval ou Alexandre Dumas.
Contact : Adeline@attentionchantier.org & 06 52 43 52 07

LE FESTIVAL

Depuis 6 ans, le Festival de Cinéma des Foyers propose une programmation de films documentaires et de fiction, des débats, des concerts, un studio photo, des émissions de radio… Résidents et bénévoles de l’association Attention Chantier ouvrent les portes de six foyers de travailleurs migrants d’Île de France aux amateurs de cultures africaines ainsi qu’à tous les curieux et voisins.

Du 29 mai au 21 juin 2014, sur le thème de “l’Afrique en mouvement”, nous mettrons en lumière les initiatives et solidarités mal connues qui se créent ici et là et ouvrent de nouveaux horizons…

Tout est gratuit sauf le repas africain à 2 euros !

Nous démarrerons le 29 mai sur les Quais en face de la BnF dans le 13e et nous clôturerons en musique le 21 juin dans le 20e.


Organisé depuis 2009 par Attention Chantier et les Comités de résidents des foyers de travailleurs migrants en Ile de France, le Festival de cinéma des foyers cherche à améliorer le vivre-ensemble dans la ville, et amène le cinéma à des publics qui en sont habituellement privés, tout en faisant découvrir un cinéma peu diffusé.Tout au long de l’année, l’association propose également des ateliers de programmation, d’initiation à la réalisation vidéo, ainsi que des ateliers de radio.

N’hésitez pas à jeter un œil sur le Programme de cette année :

 

Le programme du 6è Festival de Cinéma des foyers















L’édito & le mot du parrain – 6è Festival de cinéma des foyers

Communiqué de presse : Un festival de cinéma pour désenclaver les foyers africains

Un festival de cinéma pour désenclaver les foyers africains

Du 29 mai au 21 juin 2014 : “L’Afrique en mouvement”

 

Du 29 mai au 21 juin 2014, sur le thème de “l’Afrique en mouvement”, le cinéma mettra en lumière les initiatives et solidarités mal connues qui se créent ici et là et ouvrent de nouveaux horizons… Avec un cinéma africain documentaire ou de fiction peu diffusé en France, le 6è festival de cinéma des foyers sera parrainé par Habib Dembélé, dit «Guimba» auteur, metteur en scène et comédien malien.

Depuis 6 ans, le Festival de Cinéma des Foyers propose une programmation de films documentaires et de fiction, des débats, des concerts, un ciné-concert, un studio photo, des émissions de radio… Résidents et bénévoles de l’association Attention Chantier ouvrent les portes de six foyers de travailleurs migrants d’Île de France aux amateurs de cultures africaines ainsi qu’à tous les curieux et voisins, pour se rencontrer et se raconter…

Le 7è Art pour ouvrir les portes des foyers

«L’objectif du festival est de partager un moment convivial autour du cinéma et d’apprendre à mieux se connaître», explique Margaux Leduc, présidente de l’association. “On a souvent des préjugés sur les foyers de migrants, mais les résidents ont aussi parfois tendance à rester entre eux… Devant les foyers on se croise mais on ne se regarde pas. Avec le festival, on ouvre grand les portes et les fenêtres !

Wagui Coulibaly, président du comité de résidents du foyer Bisson, dans le 20e arrondissement.  l’assure : «Ce festival permet aussi de mettre en avant notre combat pour de meilleures conditions de vie, ici comme dans notre pays d’origine.»

Un festival de cinéma pour engager la discussion, créer la rencontre des cultures pour mieux lutter contre les préjugés et faire lumière sur les foyers de travailleurs migrants. Chaque année Le Festival de Cinéma des Foyers accueille plus de 2500 visiteurs sur l’Île-de-France.

La programmation est réalisée en collaboration avec les résidents des foyers.

Cette année, un prix sera décerné au meilleur court-métrage par un jury composé de jeunes des foyers et d’un réalisateur professionnel.

L’Île de France compte plus de 300 foyers occupés par près de 60 000 résidents immigrés, qui vivent et travaillent pendant toute leur vie en France sans bénéficier des droits des locataires.

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Le 6e Festival de cinéma des foyers, du 29 mai au 21 juin 2014

Organisé depuis 2009 par Attention Chantier et les Comités de résidents des foyers de travailleurs migrants en Ile de France, le Festival de cinéma des foyers cherche à améliorer le vivre-ensemble dans la ville, et amène la rencontre par le cinéma, tout en faisant découvrir un cinéma peu diffusé. Le cinéma devient vecteur de paroles, libérateur d’expression : un outil pour lutter contre les préjugés.

Tout au long de l’année, l’association propose également des ateliers de programmation, d’initiation à la réalisation vidéo, ainsi que des ateliers de radio.

Tout le programme et plus d’informations sur www.attentionchantier.org

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Extrait de la programmation de cette 6è édition :

The African Cypher de Brian Little, vendredi 30 mai à 21h30, Quai de la grande bilbiotothèque, Paris 13e. La jeunesse désoeuvrée d’Afrique du Sud trouve dans la danse hip-hop une alternative à la violence.

Bamako année 0 de Julien Fiorentino et Stanislas Duhau, vendredi 6 juin à 20h30 au foyer Bailly, 19 rue du Bailly, Saint-Denis (93). En 2012, les habitants de Bamako expriment leur inquiétude face à la prise de pouvoir par les militaires et à la sécession islamiste du nord du pays.

On a grévé de Denis Gheerbrant, samedi 7 juin à 17h au foyer Saint-Just, 15 rue Saint-Just, Paris 17e. Une quinzaine de femmes de chambres d’un hôtel de région parisienne engagent un bras de fer avec la direction du groupe qui les emploie. La projection sera suivie d’un débat avec le réalisateur, le collectif de sans papiers du 17e, et des représentants syndicaux.

Hamou Beya, pêcheurs de sable de Samouté André Diara, 22h00, au foyer Lorraine, vendredi 20 juin, Paris 19è. Au Mali, les Bozos sont réputés pour leur maîtrise de la pêche. Ils ont cette connexion avec les esprits des eaux que les autres communautés n’ont pas. Ils viennent à Bamako extraire le sable du fleuve pour répondre aux besoins immobiliers de plus en plus croissants. À travers Gala, le personnage principal du film, nous découvrons les enjeux socio-économiques et écologiques de cette activité, et l’incertitude en l’avenir due à la baisse du niveau du fleuve Niger.

Soleils de Olivier Delahaye et Dani Kouyaté, samedi 14 juin à 22h au foyer Allemane à Rosny-sous-Bois. Un vieil homme est chargé de guérir une jeune fille frappée d’amnésie. Il l’emmène dans un voyage curatif, excentrique et joyeux, qui les conduit jusqu’à Ouagadougou en passant par Le Cap, Berlin, le Mali et la Belgique.

Boy Saloum de Audrey Gallet, samedi 21 juin à 17h au foyer Bisson, 15 rue Bisson, Paris 20e. Deux jeunes rappeurs sénégalais montent un mouvement citoyen pour faire échec à la réélection d’Abdoulaye Wade en 2011. La projection sera suivie d’un débat animé par la radio des Foyers, avec la réalisatrice et des musiciens, sur le thème : « Quel rôle les musiciens engagés peuvent ils jouer dans les combats politiques en Afrique ? »

Contacts : Adeline Gonin – Coordinatrice du festival – adeline@attentionchantier.org06 52 43 52 07

La Voix des Foyers – Le Monde du 5 mai 2014

6è Festival de Cinéma des Foyers

La programmation de notre 6è festival de cinéma des foyers est en train d’être bouclée par notre équipe de programmation.

Cette année, Habib Dembélé, dit Guimba, auteur, metteur en scène et comédien malien,nous fait l’honneur d’être le parrain de cette 6è édition du festival qui célèbrera l’Afrique en Mouvement.

Dix foyers participeront au festival de cinéma qui se déroulera exceptionnellement du 30 mai au 21 juin 2014.

Préparez vous pour un mois de projections, de ciné-débats, ciné-concert, expositions, studio radio et studio numérique ambulant de notre partenaire le Cinéma Numérique Ambulant.

Retrouvez toute la programmation en ligne à partir du 10 mai 2014 !

Le festival de cinéma des foyers, c’est le cinéma qui frappe à ta porte !

 

 

Week-end en chantier sur les ondes et sur écran !

SAMEDI, ÉMISSION ANNIVERSAIRE
DE LA RADIO DES FOYERS
DIMANCHE CINÉ FOYER

Cher-es ami-es,

Ce week-end deux rendez-vous avec Attention Chantier :

LA RADIO DES FOYERS FÊTE SES « UN AN » !
ÉMISSION RÉTROSPECTIVE EN DIRECT
SAMEDI 29 MARS
13H30 / 15H30
www.radiodesfoyers.org

Voilà un an que la radio des foyers, chaque mois, vous livre pendant trois heures sur la toile, ses avis, ses idées, ses rencontres, ses coups de coeur, découvertes, coups de gueule…
Voilà un an qu’avec le printemps était née et demeure une Radio pas comme les autres, qui entend donner un espace de paroles à de nombreuses voix que l’on entend trop peu dans nos quartiers, nos casques, nos journaux…
Voilà douze mois que chaque samedi, cette radio est animée par des ateliers collaboratifs où chacun apprend, échange, maitrise, invente.
Voilà qu’à la veille du 2è tour des élections municipales, les résidents & travailleurs étrangers en France n’ont toujours pas le droit de donner leur voix dans l’urne… En attendant certains d’entre eux, le font dans le micro de la radio !

Pour cette émission rétrospective, chaque chroniqueur de la radio aura sélectionné pour vous LE son qu’il retiendra de ces 12 mois d’antenne, vous le présentera et le commentera… Solidarité, droit de vote des étrangers, droits et devoirs, condition des foyers de travailleurs migrants africains, cinéma documentaire, nuit blanche, logement, musique, théâtre.. Il y en aura pour tous les goûts et toutes les couleurs. Dans une cabine radio dédiée à ce nouvel exercice, celui de la rencontre d’un seul individu, avec son seul micro, seul, tout seul avec ses auditeurs…

C’est votre radio, c’est notre voix ! Bonne écoute !

Merci à toute l’équipe, tous les bénévoles, tous les invité-es, tous nos partenaires opérationnels et économiques.
Merci, le meilleur reste encore à venir !

OIDOMÉ

CINÉ FOYER ORGANISÉ AVEC LE CSP 17
Dimanche 30 mars 2014
au Foyer Saint-Just
A partir de 19h00

Attention Chantier et le CSP/CSU 17e présentent D’ÉGAL À ÉGALES, un film documentaire de Corinne Mélis et Christophe Cordier.
Elles sont migrantes ou filles d’immigrants, et syndicalistes. Elles ont choisi de s’engager face à la dureté des conditions de travail et à la précarité des salariés dans les secteurs du nettoyage, du commerce, des services aux particuliers, d’industries à l’agonie, où l’on retrouve nombre de femmes issues de l’immigration.

Foyer Saint Just – 13 rue Saint-Just – Paris 17e Métro Porte de Clichy

Bon week-end cher-es amies !

 

Crédit photo Laurent Hazgui

COMMUNIQUE COPAF sur la loi ALUR

Paris, le 21 janvier 2014
COMMUNIQUÉ

Le COPAF critique la timidité des réformes dans la loi ALUR concernant la vie des résidents des logement-foyers et des résidences sociales

Lors de trois colloques successifs et à travers de nombreuses lettres, pétitions et rendez-vous, le Copaf – collectif pour l’avenir des foyers, une association de soutien aux délégués et aux comités de résidents dans les foyers et les résidences sociales, a proposé une série de réformes destinées à renforcer les droits et à améliorer les conditions de vie des résidents de cette forme de logement.

Le cabinet de Mme Duflot a pris en compte de manière limitée deux de nos demandes et a ignoré trois autres.

1) Droit à la vie privée
L’amendement commence très bien, il prévoit qu’aucunes autres restrictions que celles prévues par la loi ne peuvent limiter la jouissance de la vie privée dans sa chambre ou son studio par le résident. Et puis suivent plusieurs alinéas qui disent que, malgré cela, le gestionnaire garde un double des clefs des parties privatives et peut entrer sans autorisation préalable, une restriction majeure par rapport au droit commun. Aucun élément, aucune dérogation au droit commun ne justifient que le gestionnaire ait un passe lui permettant d’ouvrir tous les logements. La sécurité et la responsabilité pénale du gestionnaire ne sont que des prétextes. La loi prévoit d’ores et déjà tous les différents cas d’entrée en force dans un logement, par exemple par les pompiers en cas d’incendie, ou les urgentistes en cas de grave danger pour les personnes.
Aucun locataire n’est obligé de céder une copie de sa clef à son bailleur ou propriétaire, sous prétexte de sécurité.
Malgré les limitations prévues dans la rédaction, nous savons que dans la pratique, dès que le gestionnaire a la clef, lui et son personnel s’en servent. En fait, il s’agit simplement de céder aux gestionnaires un droit de regard sur l’espace privé de leurs locataires qui n’existe pas dans le droit commun et qui est inadmissible et scandaleux. Sous prétexte que les résidents sont des immigrés ou des précaires, on les place dans un régime de droit à part. Cette discrimination était la règle il y a quarante ans de l’époque de la grève des loyers dans les foyers Sonacotra. Il est temps d’y remédier. Nous demandons la suppression du dernier alinéa de l’article 22 bis AA.

2) Reconnaissance du comité de résidents
La reconnaissance dans la loi d’un « comité de résidents » et la référence à un décret plutôt qu’au règlement intérieur ou au conseil de concertation pour fixer les modalités de son élection sont des avancées.
Car jusqu’à aujourd’hui la « consultation » des délégués des résidents sur la révision des règlements intérieurs, les travaux, la gestion des espaces communs… s’est avérée n’être qu’une simple exercice d’information. En effet, les gestionnaires n’ont aucune obligation à prendre en compte les désaccords des représentants des résidents, ils imposent en conséquence leurs décisions et leur règlement intérieur quels que soient les désaccords ou les observations des délégués des résidents. Il n’y a eu aucune consultation sur les nouvelles rédactions des règlements intérieurs issues du décret de 2007. Et il n’y a pour l’instant aucune raison pour que cela change. En outre, les règlements intérieurs ne sont pas rédigés en fonction du lieu, des espaces communs existant, du nombre de travailleurs âgés … Ce sont les mêmes règlements intérieurs uniformes sur l’ensemble du territoire établis par la direction centrale de chaque gestionnaire. Il est donc vain de penser que règlement intérieur et droit commun font bon ménage.

Enfin, il serait plus opportun que les modalités de mise à disposition de locaux et de moyens pour le comité de résidents soient également déterminées par décret (avec des minimums de temps de disponibilité des locaux et de moyens).
Sur les trois amendements proposés par le Copaf et ignorés dans la loi ALUR :

3) Pour permettre aux résidents des logements-foyers de bénéficier de la même protection que les locataires en cas de surendettement, retard de loyer ou menace d’expulsion, nous avons proposé l’amendement suivant :
« Il est ajouté à la fin de l’article L 633-1 du Code de la construction et de l’habitation le paragraphe suivant : « Les dispositions des articles L 353-15-1, L 353-15-2 et L 442-6 du Code de la construction et de l’habitation sont applicables aux logement-foyers. »
Lors de nos discussions avec le cabinet de Mme Duflot dont la dernière date du 6 janvier, nous avons compris que le gouvernement n’avait pas d’objection à cette application du droit commun. Or pour des raisons que nous ignorons, cet amendement n’a pas été porté au vote des parlementaires. Nous sommes déçus de cette absence de volonté d’appliquer une égalité de traitement à tous les citoyens et nous continuerons de faire campagne pour cette mesure.

4) Pour donner une impulsion aux réhabilitations des foyers qui sont complètement hors normes ou très dégradés, nous avons proposé de pouvoir faire appliquer la loi sur le logement indécent et indigne.
« Il est ajouté à la fin de l’article L 633-1 du Code de la construction et de l’habitation le paragraphe suivant :
« Les dispositions des articles 6, 20-1 et 24 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 sont applicables aux logement-foyers dans un délai de 5 ans à partir de la date de promulgation de la présente loi.
Le cabinet de Mme Duflot prétend qu’un tel amendement serait inapplicable et rendrait illégal une bonne partie du parc des logement-foyers. Il nous semble que cette rédaction permet un délai suffisamment long d’autant qu’ensuite le Juge apprécie les délais complémentaires qui pourraient être nécessaires. La loi de 89 n’a pas mis fin à l’indécence des logements du secteur privé, mais elle a permis aux citoyens et à l’Etat d’exercer une pression pour mettre fin rapidement aux situations les plus scandaleuses.

5) Nous avons voulu rendre obligatoire avec une surface au prorata du nombre des résidents les espaces collectifs intégrés dans chaque logement-foyer.

L’article L 633-1 du Code de la construction et de l’habitation est complété par le second paragraphe suivant :
« Un décret en Conseil d’Etat fixe le nombre et la superficie minimum des locaux communs en fonction du nombre de résidents dans un logement-foyer. Ils sont constitués au minimum, d’un local pour le comité de résidents, d’un espace-cuisine et d’une salle polyvalente. »
Le cabinet de Mme Duflot argumente son refus de légiférer sur ce point en proposant d’intégrer cette question essentielle dans un décret et dans la future circulaire concernant les réhabilitations de FTM et de FJT dite de programmation et d’orientation. Il reprend l’argument des gestionnaires sur le prix du foncier et la diversité des populations logées qui militeraient contre l’imposition de contraintes à ce propos. Or la question du prix du foncier, même si elle est bien réelle, n’explique pas à elle seule les décisions qui ont prévalu à Grand-Quevilly ou à Saint-Ouen-L’Aumône (opérations de démolition-reconstruction d’un FTM en résidence sociale sans aucun espace collectif) ou encore à Paris (où sont programmés un grand nombre de logements T1’chers et coûteux en superficie). De même la question des moyens financiers, également réelle, ne peut justifier que des travailleurs vivent dans des logements-taudis ou très dégradés, sans entretien et sans confort.
Il nous semble donc indispensable qu’à minimum il y ait possibilité de pression sur les gestionnaires, propriétaires et pouvoirs publics quant à l’obligation que soient aménagés des espaces collectifs en superficie et en nombre suffisants et cela, dès les comités de pilotages de planification de la réhabilitation des logement-foyers.

Nous allons continuer à nous mobiliser avec les résidents des logement-foyers et des résidences sociales pour assurer une bonne application de ces nouveaux dispositifs, et pour gagner la bataille de l’égalité des droits entre résidents des foyers et locataires ordinaires, bataille vieille de quarante ans et qui n’est pas encore finie.

Le 21/01/2014
Copaf

http://www.copaf.ouvaton.org/


Copaf, Collectif pour l’avenir des foyers
copaf@copaf.ouvaton.org
8 rue Gustave Rouanet 75018 Paris
06 87 61 29 77